Maladies des fruitiers : prévention et traitements naturels

Maladies des fruitiers : prévention et traitements naturels

Dans ma pépinière en altitude, je ne traite jamais mes arbres. Jamais. Pourtant, ils prospèrent, produisent, et arrivent chez mes clients en pleine santé. Comment est-ce possible ? Parce que je ne cherche pas à « combattre » les maladies : je crée les conditions pour qu’elles ne se développent pas.

Les maladies des arbres fruitiers ne sont pas une fatalité. Elles sont souvent le symptôme d’un déséquilibre : sol fatigué, arbre stressé, biodiversité absente. Dans ma pratique agroécologique, entre mes rangs enherbés de légumineuses et avec Boby qui m’aide pour le travail du sol, j’ai appris à prévenir plutôt qu’à guérir.

Dans cet article, je vous présente les principales maladies des arbres fruitiers, les méthodes de prévention qui fonctionnent vraiment, et les traitements naturels que j’utilise quand c’est nécessaire. Vous découvrirez aussi mes alliées inattendues : les poules, le levain et le petit-lait.

Les principales maladies des arbres fruitiers

Avant de parler de traitements, il faut savoir identifier les maladies. Voici les plus courantes dans nos vergers.

Maladies fongiques (champignons)

Maladie Arbres touchés Symptômes Période
Tavelure Pommiers, poiriers Taches noires sur feuilles et fruits, craquelures Printemps-été
Oïdium Pommiers, pêchers, vignes Feutrage blanc sur feuilles et pousses Printemps-été
Moniliose Fruits à noyaux, pommiers Pourriture des fruits, chancres sur branches Floraison, récolte
Cloque du pêcher Pêchers, amandiers, abricotiers Boursouflures rouges sur feuilles, défoliation Printemps
Rouille Poiriers Taches orangées sur feuilles, affaiblissement Été
Chancre Tous arbres Écorce qui se fissure, branches qui meurent Toute l’année

Maladies bactériennes

Maladie Arbres touchés Symptômes Période
Feu bactérien Pommiers, poiriers Branches noires « brûlées », écoulement bactérien Printemps
Chancre bactérien Cerisiers, pruniers Écoulement de gomme, dépérissement Automne-hiver

Ravageurs importants

  • Pucerons : déformation des feuilles, miellat
  • Carpocapse : vers dans les pommes et poires
  • Mouche de la cerise : asticots dans les cerises
  • Cochenilles : amas blanchâtres sur écorce

Mon observation terrain : dans ma pépinière, la tavelure et la moniliose sont les maladies que je rencontre le plus souvent chez les clients qui me consultent. Heureusement, elles se préviennent très bien.

La prévention : la meilleure des stratégies

Dans ma pépinière, je consacre 90 % de mon énergie à la prévention, et seulement 10 % aux traitements curatifs. C’est beaucoup plus efficace et moins chronophage.

1. Choisir des variétés résistantes

C’est le premier geste préventif, et de loin le plus efficace. Certaines variétés anciennes résistent naturellement à la tavelure, à l’oïdium, ou à la moniliose.

Variétés résistantes à la tavelure :

  • Pommiers : Ariane, Calville Blanc d’Hiver
  • Poiriers : Beurré Hardy, Conférence

Variétés résistantes à la moniliose :

  • Pruniers : Reine-Claude d’Oullins, certaines Quetsches

Dans ma gamme d’arbres fruitiers biologiques, je privilégie ces variétés rustiques qui demandent peu d’interventions.

2. Espacer correctement les arbres

Un verger trop dense est un verger malade. La circulation d’air est essentielle pour limiter les maladies fongiques.

Espacement minimum :

  • Pommiers/poiriers sur porte-greffe moyen : 5-6 m
  • Cerisiers : 6-8 m
  • Pruniers : 5-6 m

Pourquoi ? L’air circule entre les arbres, les feuilles sèchent rapidement après la pluie, et les spores de champignons ont du mal à se propager.

3. Tailler pour aérer

Une taille bien faite ouvre le centre de l’arbre, permet à la lumière et à l’air de pénétrer.

Principes de taille préventive :

  • Supprimez les branches qui se croisent au centre
  • Éclaircissez les branches trop serrées
  • Éliminez le bois mort (il héberge les maladies)
  • Taillez après une période sèche (évitez de tailler sous la pluie)

Mon conseil : désinfectez vos outils de taille entre chaque arbre (alcool à 70° ou eau de javel diluée) pour éviter de propager les maladies.

4. Ramasser les fruits et feuilles malades

C’est un geste simple mais essentiel. Les fruits momifiés, les feuilles tachées sont des nids à spores qui contamineront l’année suivante.

À faire :

  • Ramassez tous les fruits tombés (surtout s’ils sont pourris)
  • Retirez les fruits momifiés restés accrochés aux branches
  • Ratissez et évacuez les feuilles très malades

Que faire des déchets malades ?

  • Brûlez-les (si autorisé)
  • Compostez-les en tas chaud (> 60°C)
  • Évacuez-les en déchetterie

Ne compostez jamais les fruits ou feuilles très malades dans un compost froid : les spores survivront et contamineront votre jardin.

5. Enherbement et biodiversité

Dans ma pépinière, les interrangs enherbés jouent un rôle crucial. L’herbe, les légumineuses et les fleurs attirent les auxiliaires qui régulent naturellement les ravageurs.

Auxiliaires du verger :

  • Coccinelles : dévorent les pucerons
  • Chrysopes : larves prédatrices de pucerons
  • Syrphes : larves mangeuses de pucerons
  • Carabes : prédateurs au sol
  • Oiseaux : mésanges, rouge-gorge (insectes, chenilles)

Comment les attirer :

  • Laissez pousser des bandes fleuries (phacélie, bourrache, trèfle)
  • Installez des nichoirs pour les mésanges
  • Gardez quelques tas de bois (habitat pour les carabes)
  • Ne traitez jamais avec des insecticides (même naturels)

Mon expérience : depuis que j’ai enherbé mes rangs et installé des nichoirs, les populations de pucerons sont régulées naturellement. Je n’interviens plus.

Nid d’oiseau dans un pommier, avec malheureusement de la ficelle agricole. Ramasser les déchets un enjeu pour la sauvegarde du vivant !

6. Fertilisation équilibrée

Un arbre sur-fertilisé produit des pousses tendres et aqueuses, très sensibles aux maladies. Un arbre sous-fertilisé s’affaiblit et devient vulnérable.

Mon approche : je fertilise très peu mes arbres. Un apport de compost mûr tous les 2-3 ans suffit. Les arbres poussent lentement, développent des tissus denses et résistants.

À éviter :

  • Excès d’azote (fumier frais, engrais azoté) : favorise l’oïdium et les pucerons
  • Carences en potassium : favorise la sensibilité aux maladies

Les poules : alliées naturelles du verger

C’est l’un de mes secrets les mieux gardés. Les poules sont extraordinaires pour maintenir un verger sain.

Ce que font les poules dans le verger

1. Elles mangent les ravageurs

  • Larves de carpocapse au sol
  • Pucerons tombés
  • Limaces et escargots
  • Chenilles

2. Elles éliminent les fruits pourris

  • Elles picorent les fruits tombés (qui contiennent des larves)
  • Elles grattent le sol et exposent les larves aux prédateurs

3. Elles fertilisent naturellement

  • Leurs fientes enrichissent le sol
  • Elles griffent et aèrent la surface

Comment utiliser les poules au verger

Période idéale : automne et hiver (après la récolte)

Méthode :

  • Installez un poulailler mobile ou un filet électrique
  • Laissez 4-6 poules par 100 m² de verger
  • Déplacez-les tous les 15 jours (rotation)
  • Retirez-les au printemps (risque de dégâts sur jeunes pousses)

Précautions :

  • Ne laissez pas les poules en permanence : elles tassent le sol
  • Évitez-les au printemps : elles peuvent abîmer les jeunes fruits
  • Protégez les très jeunes arbres (< 2 ans) : elles grattent l’écorce

Mon retour terrain : dans les vergers où j’ai conseillé d’installer des poules, la pression de carpocapse a diminué de 70-80 % dès la première année. C’est spectaculaire.

Traitements naturels préventifs

Quand la prévention passive ne suffit pas, on peut renforcer les défenses des arbres avec des traitements naturels.

Bouillie bordelaise (cuivre)

Quand l’utiliser : prévention de la tavelure, cloque du pêcher, mildiou

Dosage : 10-20 g/L d’eau (respectez les doses, le cuivre s’accumule dans le sol)

Période d’application :

  • Automne : après la chute des feuilles (tavelure, cloque)
  • Hiver : avant le débourrement (cloque du pêcher)
  • Printemps : si temps très humide (tavelure)

Mon avis : j’utilise la bouillie bordelaise avec parcimonie. Le cuivre est autorisé en bio, mais il n’est pas anodin pour le sol. Je préfère les méthodes préventives.

Dose maximale en bio : 4 kg de cuivre/ha/an (soit environ 40 g pour 100 m² sur l’année)

Soufre (poudrage ou pulvérisation)

Quand l’utiliser : prévention et traitement de l’oïdium

Dosage : 7,5 g/L d’eau (soufre mouillable) ou poudrage direct

Période d’application : dès l’apparition des premiers symptômes, renouvelez tous les 10-15 jours si nécessaire

Attention : ne traitez pas au soufre par temps chaud (> 28°C), risque de brûlures

Mon usage : je traite au soufre uniquement en cas d’attaque déclarée d’oïdium. C’est rare dans ma pépinière bien aérée.

Bicarbonate de soude : traitement de la cloque du pêcher

Le bicarbonate de soude est un fongicide naturel efficace, notamment contre la cloque du pêcher.

Recette pour la cloque du pêcher au bicarbonate :

  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
  • 1 L d’eau
  • 1 cuillère à café de savon noir liquide (pour faire adhérer)

Application :

  • Pulvérisez sur l’ensemble du feuillage
  • Renouvelez tous les 10 jours si temps humide
  • Traitez dès l’apparition des premiers symptômes

Efficacité : le bicarbonate modifie le pH de surface et empêche le développement du champignon. C’est moins puissant que la bouillie bordelaise, mais c’est sans danger pour le sol.

Mon conseil : pour la cloque du pêcher, combinez prévention (bouillie bordelaise en hiver) et traitement au bicarbonate dès les premiers symptômes au printemps.

Levain et petit-lait : fongicides biologiques méconnus

Ce sont deux traitements que j’expérimente dans ma pépinière avec des résultats prometteurs.

Le levain : activateur de défenses naturelles

Le levain (pain ou bière) contient des levures et des bactéries lactiques qui stimulent les défenses immunitaires de l’arbre.

Recette :

  • 100 g de levain naturel actif
  • 10 L d’eau non chlorée
  • Laissez fermenter 24-48h
  • Filtrez et pulvérisez

Application :

  • Sur le feuillage, tous les 15 jours au printemps
  • En prévention des maladies fongiques (tavelure, oïdium)

Mode d’action : les micro-organismes du levain colonisent la surface des feuilles et entrent en compétition avec les champignons pathogènes. Ils produisent aussi des substances antifongiques.

Mon retour : j’utilise le levain sur mes pommiers depuis 2 ans. La pression de tavelure a nettement diminué. C’est un traitement doux mais efficace.

Le petit-lait : prévention de l’oïdium

Le petit-lait (lactosérum) est le liquide qui reste après fabrication du fromage. Il contient des protéines et des bactéries lactiques antifongiques.

Recette :

  • 1 L de petit-lait (ou 100 mL de lait cru)
  • 9 L d’eau
  • Mélangez et pulvérisez immédiatement

Application :

  • Sur le feuillage, tous les 10-15 jours
  • Dès l’apparition des premiers signes d’oïdium
  • Par temps sec (le lait sèche et forme un film protecteur)

Mode d’action : les protéines du lait forment un film à la surface des feuilles qui empêche la germination des spores. Les bactéries lactiques inhibent le développement du champignon.

Mon retour : le petit-lait fonctionne très bien sur l’oïdium naissant. Moins efficace que le soufre, mais totalement inoffensif et gratuit si vous faites du fromage.

Astuce : si vous n’avez pas de petit-lait, utilisez du lait cru dilué à 10 % (1 L de lait pour 9 L d’eau).

Traitements curatifs naturels par maladie

Voici mes recommandations pour les maladies les plus courantes.

Traitement de la tavelure (pommiers, poiriers)

Prévention :

  • Variétés résistantes (Ariane, Beurré Hardy)
  • Ramassage des feuilles malades en automne
  • Bouillie bordelaise en automne (après chute des feuilles)

Traitement curatif :

  • Pulvérisation de levain tous les 15 jours
  • Décoction de prêle (renforce les tissus)
  • En dernier recours : bouillie bordelaise (dose réduite)

Mon approche : je mise tout sur la prévention. Avec des variétés résistantes et un bon ramassage, la tavelure ne pose pas de problème.

Pomme BousièreEn plus de la prévention, il faut aussi apprendre a accepter les défauts. Sur cette récolte de bousière non traitée, certaines ont des taches de tavelure. Il faut consommer celles ci en premier car elles se conserveront moins bien, mais il suffit d’enlever la tache et consommer le fruit normalement, cela n’alterne en rien le goût !

Traitement de la cloque du pêcher

Prévention :

  • Bouillie bordelaise en hiver (décembre-janvier), avant débourrement
  • Choix d’un emplacement abrité (moins de pluie sur les feuilles)

Traitement curatif :

  • Bicarbonate de soude dès les premiers symptômes (recette ci-dessus)
  • Supprimez les feuilles très atteintes
  • Renforcez l’arbre avec du compost et du paillage

Mon conseil : la cloque se traite bien si vous intervenez tôt. Surveillez vos pêchers en avril-mai.

Traitement de l’oïdium

Prévention :

  • Évitez l’excès d’azote
  • Taillez pour aérer
  • Pulvérisation de petit-lait tous les 15 jours

Traitement curatif :

  • Soufre : 7,5 g/L, renouvelez tous les 10 jours
  • Petit-lait renforcé (1,5 L pour 8,5 L d’eau)
  • Purin d’ortie dilué à 5 % (renforce les défenses)

Mon approche : soufre en première intervention si l’attaque est forte, petit-lait pour les attaques légères.

Traitement de la moniliose

Prévention :

  • Supprimez les fruits momifiés en hiver (ils hébergent les spores)
  • Taillez les branches atteintes de chancre
  • Éclaircissez les fruits pour éviter qu’ils se touchent

Traitement curatif :

  • Supprimez immédiatement les fruits atteints
  • Pulvérisez de la bouillie bordelaise après récolte
  • Désinfectez les outils de taille

Mon retour : la moniliose est difficile à traiter une fois installée. La prévention est cruciale : retirez tous les fruits pourris.

Traitement du chancre bactérien (cerisiers)

Prévention :

  • Taillez par temps sec
  • Désinfectez les outils entre chaque arbre
  • Badigeonnez les plaies de taille avec du mastic cicatrisant

Traitement curatif :

  • Coupez les branches atteintes (15-20 cm sous la zone malade)
  • Brûlez les branches coupées
  • Badigeonnez les coupes avec de la bouillie bordelaise épaisse

Important : le chancre bactérien se propage par la pluie et les outils de taille. Soyez rigoureux sur la désinfection.

Calendrier des traitements naturels

Période Traitement Objectif Fréquence
Nov-Déc Bouillie bordelaise Prévention tavelure, cloque 1 fois après chute feuilles
Jan-Fév Bouillie bordelaise Prévention cloque du pêcher 1 fois avant débourrement
Mars-Avril Levain Prévention tavelure Tous les 15 jours
Avril-Mai Bicarbonate (si cloque) Traitement cloque du pêcher Tous les 10 jours si symptômes
Mai-Sept Petit-lait (si oïdium) Prévention/traitement oïdium Tous les 10-15 jours
Mai-Sept Soufre (si oïdium fort) Traitement oïdium Tous les 10 jours
Toute l’année Ramassage fruits/feuilles Prévention générale Continu


Mon approche personnelle : dans ma pépinière, je ne fais qu’un traitements par an :  levain au printemps. Le reste, c’est de la prévention passive (variétés résistantes, enherbement, poules).

Les erreurs à éviter

1. Traiter systématiquement « au cas où »

Beaucoup de jardiniers traitent préventivement tous les 15 jours, sans observer. C’est inutile et contre-productif.

Pourquoi ?

  • Vous tuez les auxiliaires
  • Vous créez des résistances
  • Vous déséquilibrez l’écosystème

Solution : observez d’abord, traitez seulement si nécessaire.

2. Utiliser des doses trop fortes

« Si 10 g/L c’est bien, 20 g/L sera mieux. » Faux. Les surdosages sont toxiques pour l’arbre et l’environnement.

Solution : respectez scrupuleusement les doses. En cas de doute, sous-dosez plutôt que sur-dosez.

3. Traiter en pleine journée sous le soleil

Les traitements foliaires se font tôt le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil.

Pourquoi ? Risque de brûlures foliaires (surtout avec le soufre et le bicarbonate).

4. Négliger la désinfection des outils

Les outils de taille propagent les maladies bactériennes et fongiques d’un arbre à l’autre.

Solution : désinfectez systématiquement (alcool 70°, eau de javel diluée) entre chaque arbre, surtout si vous taillez un arbre malade.

5. Composter les fruits très malades

Les spores survivent dans un compost froid. Vous recontaminerez votre jardin l’année suivante.

Solution : brûlez ou évacuez en déchetterie les fruits très atteints de moniliose.

Conclusion : prévenir plutôt que guérir

Dans ma pépinière en altitude, entre mes rangs enherbés et avec mes poules qui grattent le sol en hiver, j’ai appris qu’un verger sain n’est pas un verger traité : c’est un verger en équilibre.

Les maladies des arbres fruitiers ne disparaîtront jamais complètement. Mais avec des variétés résistantes, un bon espacement, de la biodiversité et quelques gestes simples, elles resteront marginales. Et quand elles apparaissent, des traitements naturels comme le bicarbonate pour la cloque du pêcher, le petit-lait pour l’oïdium, ou le levain pour la tavelure suffisent largement.

Mes 5 conseils essentiels :

  1. Choisissez des variétés résistantes : c’est 80 % du travail
  2. Espacez correctement vos arbres : l’air doit circuler
  3. Ramassez fruits et feuilles malades : ne laissez pas les spores hiverner
  4. Introduisez des poules en hiver : elles éliminent 70 % des ravageurs
  5. Traitez uniquement si nécessaire : observez d’abord, agissez ensuite

Pour découvrir mes arbres fruitiers rustiques et résistants, cultivés sans traitement dans ma pépinière biologique, parcourez ma gamme d’arbres fruitiers en racines nues. Vous y trouverez des pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers et nashis sélectionnés pour leur santé naturelle.

Pour approfondir l’entretien écologique de vos arbres, consultez aussi mon guide : Entretenir ses arbres fruitiers sans traitements chimiques.

Bon jardinage, et que vos arbres restent en pleine santé !